Présentation | Les instructeurs | Les styles enseignés |

Passage de grades


 
Le Choy Li Fut
 

Bien que de création récente, le Choy Li Fut (Choy Lee Fut, Choy Lay Fut, Cailifo, Tsailifo, etc.) fait partie des styles les plus pratiqués actuellement dans le sud de la Chine et dans le reste du monde, notamment aux Etats Unis où se sont réfugiés quelques grands maîtres. Ce style largement inspiré par Shaolin fut créé en 1836 par Chan Heung.

Né en 1806 au village King Mui (Guang Dong) au sud de la Chine, le jeune Heung est confié dès l`âge de sept ans à son oncle Chan Yuen Wu pour qu`il l`initie au Hung Gar. Au bout de dix ans d`entraînement, Chan Yuen Wu devenu vieux et malade, envoya Chan Heung chez Lee Yau San, un ancien moine de Shaolin pratiquant la médecine chinoise et le style Li Gar (Travail des poings à courte distance, techniques des mains collantes, les attaques de poings sont directes et les techniques de pieds ne dépassent pas le niveau de la ceinture). En seulement cinq ans, Chan Heung avait appris et maîtrisé ce que Lee Yau San avait mis vingt ans à apprendre. En voyant la détermination, l`intelligence et le talent de Chan Heung, Lee Yau San comprit que son disciple avait désormais besoin de nouvelles techniques pour approfondir son enseignement. Aussi l`envoya t-il chez Choy Fok, un autre moine de Shaolin qui maîtrisait le style Choy Gar (Travail de jambes très important ainsi que nombreux déplacements). Après quatre ans de mise à l`épreuve, Choy Fok Finit par apprendre son art à Chan Heung pendant huit années. Il aura suffit ce laps de temps à Chan Heung pour maîtriser les grands principes de la boxe Choy Gar. Arrivé au terme de son apprentissage, Choy Fok demanda à Chan Heung d'aller compléter sa technique de combat chez le moine Ching Cho pratiquant de la boxe Fut Gar (Les attaques se font en grande majorité avec les paumes de la main ; les coups de poings portés à longue distance sont exécutés selon des mouvements circulaires et diagonaux ; les techniques de jambes à l'identique du Hung Gar montent le moins haut possible). Plutôt que d'aller voir Ching Cho, Chang Heung décida de s'arrêter un moment à King Mui avant de poursuivre son voyage.

En 27 ans, Chan Heung avait acquis une technique et une réputation sans conteste. De retour à King Mui, son oncle Chan Yuen Wu était décédé, laissant le clan sans instructeur suffisamment qualifié en arts de combat. C`est de façon unanime que Chan Heung fut nommé entraîneur du clan Chan, compromettant ainsi son apprentissage auprès de Ching Cho.

La légende raconte que Chang Heung ouvrit sa première école pour n'entraîner que les habitants de son village et de sa région. Jeong Yim qui avait entendu parler de Chang heung vint solliciter en vain une inscription dans cette école alors qu'il n'était pas de la région. Employé comme domestique de l'école, Jeong Yim s'entraîna en secret avec Chan Heung jusqu'au jour où il est repéré et chassé du village. Chang Heung l'envoya alors s'entraîner auprès de Ching Cho chez qui il n'avait pas pu aller. Après avoir appris les techniques bouddhistes du moine, Jeong Yim vint à nouveau voir Chang Heung pour qu'ensemble ils synthétisent l'ensemble de leurs savoirs. C'est ainsi que naquit le Choy Li Fut, synthèse des déplacements et des coups de pieds du Choy Gar, des attaques de poings à courte distance du Li Gar et des techniques de boxe longue, des coups de paumes et des parades du Fut Gar.

Le Choy Li Fut compte pas moins de 49 formes distribuées dans différents styles. En Choy Li Fut, le boxeur utilise ses hanches et ses bras en balancier, afin de décocher des techniques fouettées dans de larges mouvements. Les déplacements sont longs et il y a de nombreuses actions des jambes dont certaines sont empruntées à l'école Mojia. Les techniques et les armes de cette école sont très nombreuses. Dans les années 1970, Lee Koon Hung utilise les techniques de Choy Li Fut au cours des premières compétitions de Full-Contact, ce qui le rendit célèbre dans le monde, notamment aux Etats-Unis où il a créé l'une des plus grandes écoles de Choy Li Fut actuelles.

Pour en savoir plus


Le Hung Gar
Revenir en haut de page

Le Hong Jia est une boxe du sud qui se réclame de Hong Xiguan (Hung Hee Gung dans sa prononciation cantonnaise) qui aurait vécu dans les provinces du Fujian et du Guangdong à la fin du XVIIe siècle et aurait étudié le Kung fu sous la direction de Zhishan (CheeSin), moine rescapé du temple de "Shaolin du Sud". De toutes les techniques enseignées à Hong Xiguan par son maître, il aurait particulièrement assimilé la technique du tigre. Après sa rencontre avec Fong Wing-chun qui avait développé les techniques du héron, Hong fit la synthèse de ces deux styles et créa Hung Kuen Fu Hok Pai, une école basée sur le tao du tigre et du héron.
Cependant selon le chercheur Tang Hao, il semble bien que Hong Xiguan soit en réalité un personnage du roman "Qianlong Xunxing Jiangnan Ji", roman datant du 19ème siècle. Le Hong Jia remonterait plutôt à Lu Acai (19ème) et Tie Qiaosan (1813-1886).
Quelle qu'en soit l'origine, cette boxe est, à la base, une synthèse des techniques du tigre et celle du héron. Puis, ses techniques furent par la suite complétées par celles du serpent, du dragon et du léopard. C'est un style qui se caractérise par ses postures basses et stables, avec concentration de force au point "Tan Tien". Si le Hung Gar permet à son pratiquant de développer une grande stabilité du corps ainsi que de bonnes esquives et des déplacements fluides, il accorde cependant moins d'importance aux techniques de jambes hautes.
L'un des Maîtres les plus connus de l'école Hung Gar (et qui lui a bel et bien existé) fut Huang Feihong (Wong Fei-hung en cantonnais), dont la vie a donné lieu à des dizaines d'adaptations cinématographiques racontant ses exploits.
De nos jours on dénombre une trentaine de sifu à Hong Kong. Ce style est également développé et très répandu aux USA.

Pour en savoir plus


Le Tang Lang Quan
Revenir en haut de page

Boxe de Shandong créée à la fin des Ming par Wang Lang . Ce dernier se serait rendu aux monts Emei et Gunlun ainsi qu'au monastère Shaolin pour étudier la boxe. Désavantagé par sa petite taille, il se serait inspiré des attitudes des pattes de la Mante religieuse et des déplacements du singe pour mettre au point une nouvelle méthode de boxe. Cette école se serait ensuite divisée en deux courants dits de la "Mante religieuse dure" et de la "Mante religieuse souple". Au premier se rattachent les styles "arhat" (luohan) et "fleur de prunier" (meihua), le courant souple est principalement représenté par le style de la "boxe de la Mante religieuse des six coordinations" (liuhe Tanglang quan). Au second se rattache le style des "sept étoiles" (qi xing). Il existe de très nombreux enchaînements.
Trois ou quatre boxes différentes coexistent en Chine sous ce même nom.

Pour en savoir plus

 
 

Revenir en haut de page
http://www.longtao.net/